Moby dick au Lucernaire

affiche spectacle

De Herman Melville, mise en scène de Benjamin Bouzy et Vincent Marquet jusqu’au 21 juin au théâtre du Lucernaire

Chef d’oeuvre de la littérature américaine

Publié en 1851 et considéré comme un chef d’oeuvre de la littérature américaine, Moby Dick, est le fruit des expériences maritimes d’Herman Melville, entre 1841 et 1844 .
Le narrateur, Ismaël, s’embarque sur le baleinier « Le Pequod » commandé par le capitaine Achab, à Nantuckat, une petite île rendue célèbre pour la chasse aux cétacés.
La jambe du capitaine a été arrachée par une baleine blanche « Moby Dick » comme la nomment les marins et depuis, Achab tel un roi impie est obsédé par son désir de
vengeance.

Achab ou Moby Dick : les deux faces d’un même monstre

Dès qu’Ismaël embarque sur le Pequod, il devient comme les autres marins, un jouet du Destin le plus funeste, dans les pas d’Achab tout aussi fascinant que monstrueux, à la quête de sa vengeance. Ce dernier exerce une fascination diabolique qui lui permet d’entraîner à bord du Pequod, les esprits les plus solides. Il a d’ailleurs cloué un doublon d’or sur un mât qui reviendra au premier qui verra la baleine blanche. Ismaël, comme les autres, tombe sous l’envoûtement du Balafré à la jambe d’ivoire, du despote qui poursuit
depuis 40 ans, la baleine blanche.
Tous suivront aveuglément leur capitaine en sachant qu’Achab n’est que l’autre face du monstre Moby Dick, un Dieu de la haine. Emporté par l’Hubris, Achab entraîne irrémédiablement dans sa perte, son équipage avec lui. Pas tout l’équipage puisque survivra le narrateur de cette tragédie.

Une remarquable scénographie qui nous embarque à bord du Pequod

Grâce à une scénographie très réussie, les quatre comédiens nous embarquent à bord du Pequod. Avec un décor simple,quelques caisses, une barrière, ils parviennent à créer
l’illusion , nous sommes à bord du baleinier qui se lance à la poursuite du monstre. C’est tout un équipage que nous suivons dans le fracas de la tempête. Les quatre comédiens parviennent à faire vivre tout un équipage. Bruits de coques, jeu de lumières, création musicale, tout est là pour nous plonger dans le tourbillon de la tempête, à l’assaut de la
bête monstrueuse. mais aussi dans le tourbillon de l’âme humaine .
L’adaptation très réussie de cet imposant roman parvient à créer une fresque épique. On se laisse emporter par ce baleinier fou « unis par le bois d’une seule quille » Face à cette
force démoniaque, Achab lui-même sort de la condition humaine.
Les quatre comédiens nous permettent ainsi d’assister au naufrage de la raison et du Pequod.

Un spectacle qui conviendra à tous et qu’il ne faut surtout pas rater.

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